Je l'attendais avec impatience ce début de printemps. Comme tous les ans remarquez. Comme tout le monde, je suis heureuse de revoir le soleil, de manger en terrasse, de voir les arbres qui bourgeonnent, et les fleurs qui fleurissent.

 

Comme beaucoup j'ai des envies de projets, de balades, de grand ménage et de jardinage.

 

Et en plus cette année, l'arrivée du printemps correspond plus ou moins avec la fin de ma thèse et le début de mes vrais préparatifs de mariage, c'est dire si je l'attendais.

Tel Flash McQueen ayant explosé ses pneus, j'ai l'impression d'avoir atteint la ligne d'arrivée en rampant.

 

Mais ce que j'attendais particulièrement, c'était la floraison des arbres de GrosseVille. GrosseVille n'a rien d'exceptionnel, mais je tire mon chapeau aux responsables des espaces verts, parce que c'est chouette ce qu'ils font.

 

Et j'attendais que s'illumine le gros rond-point de GrosseVille. Celui que je prends tous les matins et tous les soirs pour aller chez SuperNounou, avec la même joie pour déposer le Tétarde matin que pour la récupérer le soir. (Notons qu'à l'inverse Tétarde râle autant pour y aller que pour en repartir)

Et ça ne manque pas. A chaque fois j'ai le sourire devant ce paysage, et j'entends Tétarde derrière qui s’esbaudit « Oh zoli zabres ».

 

Une petite clairière enchantée telle qu'on pourrait voir dans Blanche Neige se tient au milieu du rond-point, avec ses sapins, ses jonquilles et ses prunus en fleurs. A chaque fois je m'attends à voir surgir un faon de derrière les broussailles, éclairé par un rayon de soleil. (Mieux vaut que ça n'arrive pas, le pauvre se ferait assurément écrabouiller en moins de 2 minutes).

Ce matin, enveloppée dans une pluie de pétales rosés, je me sentais telle Maître Oogway s'envolant du pêcher de la sagesse divine.

 OoguayMix copy

Alors malgré les moqueries de l'Ours, j'ai immortalisé mon rond-point.

 

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