Pour ceux qui ont suivi, Docmam va se marier.

Rassurez-vous, ce blog ne va pas devenir rose (j'aime pas le rose), et j'espère que ça ne transpirera pas la mièvritude, la guimauve et le love-joie-ponheur-poney. Enfin si c'est le cas vous me prévenez que j'y remédie.

Mais il y aura un peu d'émotion et de fleurs quand même, on peut pas parler de son mariage à venir en restant cynique en permanence non plus.

Faisons sauter un premier cliché : ce n'est pas mon rêve de petite fille qui se réalise. Loin de là. Parce que je n'ai jamais rêvé de mariage en étant gamine. Encore moins de grande robe blanche. (Ou même de robe tout court en fait).

En grandissant un peu, c'est même plutôt l'inverse qui s'est produit. Si passé 14 ans je me suis mise certes à rêver du Prince Charmant :

    1. il était bien loin de ressembler à l'Ours
    2. j'étais plutôt contre le mariage, le seul intérêt que j'y voyais, c'était la fête et les cadeaux ; et j'étais plutôt du genre « pas-besoin-de-lien-à-l'amour-les-sentiments-suffisent » Bref, le mariage c'est un « tue-l'amour qui nous plonge dans la monotonie-alors-que-sans-on-se-décarcasse-pour faire-vivre-son-couple-au-moins »

Donc le mariage n'était pas un rêve de petite fille, ni même d'ado, mais il est lentement devenu un projet de femme. Projet qui a mûri et qui s'est imposé naturellement, parce que c'était lui tout simplement, parce qu'il n'était pas un Prince Charmant, mais qu'il était l'Ours.

Et ça s'est imposé pour plein de raisons différentes, et entre parce que j'ai compris mariage ou non, ce n'est pas ça qui tue l'amour et nous plonge dans la routine. Que c'était bête de penser ça. Que le mariage c'est ce qu'on en fait et qu'il ne tient qu'à nous de le transformer en long fleuve tranquille ou en aventure permanente.

Et que si on ne fait rien pour cultiver cet amour, c'est n'est de toutes façons pas un mariage qui le sauvera.

 

Ça ne veut pas dire non plus que je n'ai pas douté, et que je ne doute pas toujours parfois. Et je pense que je douterais toujours, de tout, toute ma vie. Mais c'est humain de se remettre en question et c'est bon parfois.

Et si j'avais dû attendre d'être sûre à 100% de tout avant de faire quoi que ce soit, je crois que j'aurais pas fait grand chose dans ma vie.

Et au final, malgré tout ce qu'on a traversé, avec l'Ours, la distance, la maladie, l'arrivée impromptue d'une Tétarde et TROIS thèses bordel, TROIS thèses... ben il est toujours là, et moi aussi.

Alors un couple qui survit à trois thèses et qui souhaite toujours se marier... moi je dis que c'est bon signe.

 

Je regarde donc d'un œil un peu étonné et curieux mon amie qui a déjà repéré ZE robe depuis des années, et qui sait déjà où ça se passera, et qu'il y aura des bouquets de renoncules. Tout ça alors que ça fait 2 mois qu'elle est avec l'homme potentiel de sa vie, qu'il habite à 1500 km de chez elle, et qu'ils n'ont jamais parlé mariage encore. (Remarque, si elle lui balance tout ça d'un coup, il risque de se barrer en courant)

Moi à l'inverse je suis une éternelle indécise. J'arrive jamais à me décider, et quand je le fais, en général c'est trop tard. Je réagis toujours avec un train de retard.

Le temps que je me décide si je veux ce jean, en général y'en n'a plus. Bon souvent, je vois le bon côté : je fais des économies.

J'ai toujours 1 à 2 ans de retard sur la mode. Quand ça sort et que tout le monde le porte, je trouve ça nul, et des fois 2 ans après je me dis que finalement c'est sympa.

Quand je suis tombée enceinte, j'ai mis plusieurs mois à bien réaliser et à m'en réjouir.

Là, pareil. Quand on a décidé de fixer une date, on a vite choisi le lieu, parce qu'on savait qu'il fallait s'y prendre tôt. Et puis voilà. J'ai pas visité toutes les boutiques de robes, ni écumé les blogs déco. J'ai rangé le dossier dans un coin en me disant qu'on verrait bien plus tard.

J'avais pas vraiment la tête à ça.

mariage tis et these

(La thèse nuit gravement à la santé, et au couple)

 

Comme pour ma grossesse, mes parents et mes amies étaient bien plus excitées que moi. Et c'est ma mère qui a dû insister pour que je commence les démarches.

« Bon et t'as préparé les faire-parts ? Parce qu'il fait se dépêcher et prévenir les gens là !!! Et ta robe t'as choisi ?

- Heu... non. »

En janvier, on s'est donc mis un coup de pied au cul, et comme un bon petit couple modèle, main dans la main, l'Ours et moi sommes allé au Salon du Mariage de GrosseVille.

 

Quand le traiteur de nos rêves nous a rit au nez en nous disant qu'il était déjà presque booké pour l'été 2013... là on a compris qu'il fallait un peu se réveiller.